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El Watan - A la une — Le groupe américain de rock alternatif gothique, Evanescence, a marqué son passage, à l’espace OLM Souissi, dimanche soir, à Rabat (Maroc), lors du Festival Mawazine se tenant du 18 au 26 mai 2012. Leur souvenir ne s’effacera et ne s’estompera pas de la mémoire du public. La formation Evanescence, portant un nom poétique, ne « fait pas dans la dentelle ». Bien que le leader du groupe est une fille, Amy Lee, une vraie tête…de proue. Une figure charismatique, et ayant du caractère, quoi ! Beauté du diable gothique, toute de cuir et de noir vêtue, elle a troqué un pantalon contre sa robe victorienne, la chevelure anthracite au vent, Amy Lee, un peu "enrobée"( elle a pris des rondeurs depuis son mariage), a une voix haute et perchée montant crescendo. Elle joue du claviers debout et du piano assise ( et des fois de la harpe dans d'autres concerts). Et ce, accompagné par un line-up : Terry Balsamo et Troy McLawhorn à la guitare, Will Hunt, batterie, et Tim McCord, à la basse. Donc, un groupe au gros son de cinq pièces. Et c’est devant un public enthousiaste que Evanescence s’est produit. Amy Lee et sa bande…originale a été tout de suite adoptés. Car en adéquation avec ce gros son, du « Superheavy » comme dirait le combo formé par Jagger, Stewart, Joss stone et Damian Marley. Aussi, les aficionados et les curieux ont été transportés par les décibels du hard rock gothique avec une consistante playlist : What You Want, Going Under, Together Again, My Heart Is Broken , Away From Me, Breathe No More, lithium, Everybody’s Fool, Sweet Sacrifice, Hello, Haunted, Never Go Back, Taking Over Me, My Immortal , The Other Side, Bring Me To Life, My Last Breath , Lost in Paradise ou encore The Change. Bref, une délectation. La matinée lors d'une conférence de presse, Amy Lee s'est dite très ravie de participer au Festival Mawazine: " Très heureuse de me produire, ici, au Maroc. C'est la première fois au Maghreb. C'est toujours excitant! C'est une nouvelle scène, un nouvel endroit. Une nouvelle expérience. Je voudrais remercier nos fans du Maroc. On leur est reconnaissant. C'est une occasion de découvrir les gens, l'art culinaire national Nous ferons de tout de notre mieux pour satisfaire notre public...Vous savez, j'aime les gens. La musique, pour moi, est une thérapie et elle émane du fond du coeur. . Ce soir, on va s'amuser avec le public qui sera forcément enthousiaste. C'est un honneur que d'être ici, nous sommes très heureux. Nous vous aimons. Et merci de nous accueillir.!...".
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El Watan - A la une — C’est la série noire pour les artistes. A près la disparition de la diva du tarab arabi, Warda Djazairia et la Disco Queen, Donna Summer, c’est autour d’un autre chanteur de tirer sa révérence, en l’espace d’une semaine. L’un des frères Gibb. Robin Gibb, chanteur du groupe mythique, Bee Gees, est décédé dimanche, à l'âge de 62ans, des suites d’un cancer. Robin Gibb se battait contre un cancer le dévorant depuis deux ans. Robin Hugh Gibb, né le 22 décembre 1949, décède neuf ans après celui de son frère jumeau, Maurice. Fils de Barbara et de Hugh Gibb2, et né à Douglas sur l'île de Man3, Gibb est le frère jumeau de Maurice Gibb, et le plus agé des deux, né 35 minutes avant Maurice. Troisième nouveau-né des cinq frères, Gibb avait une grande sœur, Lesley (née en 1945) et trois frères : Barry (né en 1946), son jumeau Maurice (1949–2003) et Andy (1958–1988). Sa famille a vécue à Keppel Road, Chorlton-cum-Hardy et c'est à cet endroit que les jeunes frères Gibb avaient chanté pour la toute première fois4. À la fin de l'année 1958, sa famille déménage à Brisbane, en Australie, et emménagent dans l'un des quartiers les plus défavorisés de la métropole, Cribb Island. La carrière musicale des frères Gibb débute en Australie et font succès avant de revenir en Angleterre en 1967. A la fin des années 1970, la fratrie Gibb, entre dans l’histoire avec le fameux album Saturday Night Fever faisant les beaux jours de la musique disco. Gibb avait fait partie d'un documentaire à la chaîne de télévision britannique BBC intitulée Who Do You Think You Are? diffusée pour la première fois le 21 septembre 2011. Cette série a révélée que l'arrière grand-père de Gibb était né dans la pauvreté à Paisley et allait devenir un soldat médaillé et que son arrière grand-mère était sage-femme6.Un film retraçant la carrière des Bee Gees est en préparation et serait réalisé par Steven Spielberg.  
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El Watan - A la une — Comparé à ses voisins Tunisien et Marocain, l’Algérie est l’unique pays à être encore dépendant des importations en poudre de lait. Le président du comité interprofessionnel du lait, M.Mahmoud Benchakour a indiqué ce lundi sur les ondes de la radio que la production nationale de lait est passé de 1 200 000 litres il y a trois ans à un peu plus de 8 000 000 de litres actuellement. Cette augmentation s’explique  selon l’intervenant par la mise en place de la politique d’intégration du lait cru dans la production nationale et par les différentes aides octroyées par l’Etat aux éleveurs et aux collecteurs de lait. Dans le cadre de ces encouragements un programme de développement des cultures fourragères sera mis en place et devra  donner des résultats au niveau de la production laitière. Le comité plaide pour la révision de la prime d’irrigation à au moins 60 000 Da l'hectare  au lieu des 6000 Da actuellement accordés. «Nous sommes entrain de demander au niveau de la filière qu’il y ait un soutien beaucoup plus important pour les productions fourragères», dit il avant de préciser plus loin qu’«il faut absolument produire du fourrage à partir de l’irrigation mais le système hydrique  actuel ne le permet pas». Selon M.Benchakour il est plus rentable pour l’Algérie de consacrer les quelques 800 millions de dollars destinés annuellement à l’importation de la poudre de lait au soutien de la production nationale. Le pari actuel des quelques 23000 à 25 000 éleveurs recensés au niveau national est d’élever la production de 4500 litres/an/ vache à entre  6000 à 7000 litres.  
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El Watan - A la une — Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a rendu publique sa décision de ne pas participer au prochain gouvernement. Comble du paradoxe, dans l’entourage de cette formation, il est fait état d’une probable reconduction de Amar Ghoul, élu MSP et actuellement ministre des Travaux publics, au même poste dans le prochain Exécutif. «Je suis au service de l’Etat.» Cette phrase lourde de sens n’est ni de Abdelaziz Belkahdem ni de Ahmed Ouyahia, mais émane de Amar Ghoul, ministre des Travaux publics et militant du Mouvement de la société pour la paix (MSP). Amar Ghoul, selon certaines indiscrétions, aurait pris «goût» aux avantages que lui confère le poste de ministre. Un portefeuille qui lui aurait été très «bénéfique» pendant de longues années. Il lui servirait également d’«immunité» et de «sécurité» compte tenu des affaires qui l’opposent à la justice. M. Ghoul, pour rappel, est accusé dans une affaire de corruption dans le très ombrageux scandale politico-financier de l’autoroute Est-Ouest. Il a été auditionné par écrit par le juge d’instruction de la 9e chambre du pôle criminel spécialisé du tribunal d’Alger. Il a été gravement mis en cause par un directeur de l’Agence nationale des autoroutes, dans un rapport qui a déjà abouti à l’inculpation du secrétaire général du ministère des Travaux publics, incarcéré, et du directeur de cabinet du même ministre, sous contrôle judiciaire. Corps du délit : le «chantier du siècle», qui devait relier Tlemcen à Annaba sur 1216 km, est transformé en un gouffre financier, dont le coût initial de 11 milliards de dollars a été revu à la hausse avec un supplément de 7 milliards. Le groupe japonais bénéficiaire de cette rallonge aurait versé de fortes commissions au ministre et à ses proches collaborateurs (militants du MSP) pour obtenir le marché, avant de le céder en sous-traitance à des entreprises aux compétences douteuses. Dans sa déposition, Amar Ghoul nie en bloc les accusations portées contre lui par plusieurs personnes impliquées dans cette affaire. Autre affaire, celle qui remonte à l’époque où il avait la gestion du portefeuille de la Pêche : il était accusé d’avoir mal géré le Fonds de relance économique destiné à ce secteur. Des enveloppes financières auraient été débloquées pour l’achat de bateaux qui n’ont jamais vu le jour... Ces affaires qui ont terni l’image de M. Ghoul ne l’ont pas trop inquiété ; il bénéficie à ce jour d’une immunité, comme celle dont  jouissent tous les ministres. Son opposition au retrait de son parti du gouvernement peut s’avérer donc largement justifiée eu égard à la crainte de voir partir les nombreux avantages dont il bénéficie. Toutefois, cette position ne fait pas l’unanimité ; elle divise presque le parti qui est sorti vaincu des élections législatives du 10 mai. Pour trancher, les dirigeants du MSP ont tenu des réunions marathon et, hier, ils ont cru trouver la parade : ils ont décidé, certes, de quitter le gouvernement, mais cette décision n’est pas définitive puisqu’elle sera revue par le conseil consultatif du MSP si le président de la République opte pour la reconduction des ministres du MSP dans le nouveau gouvernement. A quoi répond une telle logique ? Pourquoi autant de tergiversations pour quitter le gouvernement ? Certains hommes politiques n’hésitent pas à qualifier la décision du MSP d’«offre de services déguisée» et non pas de «position politique» car un parti qui se respecte tranche dans l’immédiat et définitivement une question dont dépendent sa survie et sa crédibilité. Selon nos sources, le problème du MSP réside dans la personne de Amar Ghoul. Celui-ci aurait signifié ouvertement aux dirigeants de sa formation son refus de quitter le gouvernement. Le portefeuille qu’il occupe a «servi» aussi le parti et ses militants. En dépit de ses démêlés avec la justice, M. Ghoul reste imperturbable. Certains estiment que cet homme apparemment de contact facile et inspirant la «sympathie» tire son assurance de ses relations avec le président de la République. Il est surnommé, d’après nos sources, le «chouchou de Bouteflika» et est «son protégé». Par conséquent, M. Ghoul ne refusera jamais une injonction ou proposition du chef de l’Etat, quitte à sacrifier son parti ! La composition du gouvernement demeurant exclusivement du ressort du président de la République, il lui appartient de juger de l’opportunité de l’annonce du changement. Avec ses multiples entrées et accointances avec le pouvoir, on voit mal le MSP décliner une offre de Bouteflika. Jusqu’à l’heure actuelle, le gouvernement continue d’obéir à une logique de clientélisme. Une constante du système politique algérien.
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El Watan - A la une — La destination Algérie, qui avait déjà du mal à s’imposer sur les plans des voyagistes étrangers, subit les conséquences de l’instabilité au niveau de ses frontières sud. La région sud du pays habituellement très prisée par les touristes étrangers semble drainer en 2012 moins de touristes que d’habitude. C’est du moins ce que nous a affirmé Bachir Djerribi, président du Syndicat national des agences de voyages (SNAV), en marge du Salon international du tourisme et des voyages qui s’est tenu au Palais des expositions la semaine dernière. Selon M. Djerribi, qui n’a toutefois pas été en mesure de donner une estimation chiffrée, «il y a une baisse énorme de la demande pour le sud et un recul des réservations vers l’Algérie». Au vu de ce qui se passe autour des frontières algériennes, «la destination Algérie était un petit peu compromise, même s’il y a toujours un certain pourcentage de personnes qui font toujours confiance aux tours opérateurs algériens et qui viennent visiter l’Algérie», dit-il. Une appréciation qui contredit quelque peu le constat global fait par le ministre du secteur à l’ouverture du Salon. En effet, Smaïl Mimoune avait déclaré lors d’une conférence de presse tenue mercredi dernier que «le nombre de touristes entrés en Algérie entre janvier et mars 2012 a connu une croissance de 35% par rapport à la même période de l’année 2011». Il avait ajouté que le nombre de touristes étrangers pourrait atteindre «3,2 millions à fin 2012». Des chiffres à prendre avec une certaine réserve au même titre que ceux publiés par ce département et faisant état d’un nombre de 2,4 millions de touristes ayant visité l’Algérie en 2011, quand on sait que plus de 50% de ces touristes sont constitués d’immigrés algériens vivant à l’étranger. Néanmoins, selon le président de la SNAV, il y a toujours «des mordus» de l’Algérie pour qui la destination Algérie est devenue une sorte de «pèlerinage». D’ailleurs, «il y a une semaine, on a eu un groupe de touristes polonais qui ont fait Ouargla-Alger en VTT, en plusieurs étapes». Pour combler la défaillance des touristes étrangers vers le Sud, M. Djerribi indique qu’une solution a été trouvée avec le ministère du Tourisme pour «inciter les Algériens à voyager vers ces régions, et en accord avec Air Algérie qui a fait une réduction de 50% de septembre jusqu’à avril dernier. Le prix du billet étant le principal handicap».          Désintérêt   Mais, avec des Algériens faisant du tourisme local et des étrangers qui ne se bousculent par au portillon, peut-on parler d’une destination Algérie ? Pour Mourad Kezzar, expert et consultant en tourisme, «à quelques exceptions près, aucune agence de voyages ne propose la destination Algérie à ses clients potentiels et les agents commercialisant la destination ne bénéficient d’aucun avantage fiscal, parafiscal ou financier». Certaines agences de voyages présentes au Sitev n’hésitent pas à proposer aux Algériens des destinations inhabituelles et onéreuses de type Dubaï, mais l’inverse n’est pas évident. Bourkioua Aziz, directeur commercial El Djazira Voyage et Tourisme, une agence qui dispose également de bureaux à Dubaï, «la destination Algérie existe à Dubaï, mais draine très peu d’intérêts». Pour les gens qui sont à Dubaï, «l’Algérie n’est pas une destination de choix, ils préfèrent davantage l’Europe et ceux qui viennent c’est surtout pour la chasse». Derrière ce désintérêt, «il y a un grand problème de marketing», soutient-il. Problème de communication, certes, mais pas uniquement. M. Djerribi fait remarquer que pour le balnéaire «la capacité de la demande dépasse largement l’offre, même s’il y a un travail de fond qui se fait et dont on ne pourra voir les résultats que dans 5, 6 ou dix ans maximum». Pour le reste, «la majorité des gens viennent en Algérie pour le dépaysement et pour l’extrême Sud». De plus, ajoute-t-il, «depuis dix ans, la situation sécuritaire en Algérie s’est améliorée sensiblement, malheureusement, la majorité des pays européens se fixent sur le warning travel du Quai d’Orsay en pensant que la France connaît mieux l’Algérie que les autres». Qu’il s’agisse de problèmes d’infrastructures d’accueil, de qualité d’accueil ou de marketing, l’Algérie «cherche encore son tourisme», comme le dit Mourad Kezzar et en attendant de le trouver, les touristes algériens préfèrent aller voir ailleurs, même s’ils doivent désormais s’adapter une donne non négligeable, qui est celle du ramadan pendant la saison estivale.  
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El Watan - A la une — L’état de santé des grévistes s’est gravement détérioré. La Laddh et le FFS dénoncent l’absence de réaction des autorités. Leur état de santé se dégrade chaque jour davantage. Certains d’entre eux ont été évacués à plusieurs reprises à l’hôpital. Mais toujours pas de réaction des autorités. Les six greffiers, en grève de la faim depuis plus de 15 jours pour exiger une prise en charge des revendications de ce corps du secteur de la justice, sont dans une situation alarmante. Ils souffrent à huis clos, dans la Maison des syndicats, à Alger. Epuisés et extrêmement affaiblis, ces grévistes se montrent toutefois déterminés à poursuivre leur lutte pour… la dignité. Comme leurs collègues qui protestent depuis plusieurs semaines, ils exigent une situation socioprofessionnelle acceptable et un statut particulier honorable. Une lutte qu’ils ne comptent pas abandonner de sitôt. Quitte à mettre leur vie en danger. Ils le sont déjà en tout cas. Seul Mourad Ghedia, président de la Fédération des travailleurs de la justice, affiliée au Snapap, résiste encore aux effets de la privation de nourriture. Il se déplace difficilement, tandis que ses collègues grévistes, toutes des femmes, sont alitées. Elles n’arrivent pas à bouger et n’ont plus d’énergie pour parler. C’est A. L., greffière à Tizi Ouzou, qui souffre le plus. «Elle a été évacuée à maintes reprises à l’hôpital», explique Mourad Ghedia, qui déplore le silence méprisant des autorités, en particulier le ministère de la Justice qui est interpellé à travers cette grève de la faim. Ces greffiers ne demandent au ministère que l’application des engagements pris depuis plusieurs mois. «Nous n’avons aucune chance de voir notre carrière évoluer. Il faudrait peut-être des siècles pour devenir greffiers divisionnaires (grade 9). L’écrasante majorité des greffiers n’accède pas à ce grade en fin de carrière», explique-t-il. La tutelle insensible aux appels au dialogue Le syndicaliste déplore également l’attitude des autorités qui refusent d’ouvrir un dialogue sérieux avec les représentants des greffiers. «Au lieu d’engager des négociations avec les contestataires, les responsables créent des syndicats qui ne représentent personne. Et pour ne pas répondre à nos revendications, ils (les responsables du ministère de la Justice) disent qu’il n’y a pas de ministre», dénonce-t-il.Hier, les grévistes ont reçu la visite d’une délégation du FFS, composée du premier secrétaire du parti, Ali Laskri, du nouveau député, Mostefa Bouchachi, ainsi que des avocats Youssef Sahli et Nabila Samail. Les responsables du vieux parti de l’opposition se disent outrés par «l’indifférence des autorités à l’égard de l’état de santé des grévistes». Le FFS appelle ces mêmes autorités «à ouvrir un dialogue sérieux avec les représentants des travailleurs du secteur et à appliquer l’accord conclu avec eux le 23 février 2011». «C’est une situation dramatique pour ces grévistes de la faim. Je vois aussi qu’il n’y a aucune médiation et c’est très grave. Les responsables du secteur doivent faire le déplacement pour discuter avec les grévistes et trouver une solution. Il n’est pas question qu’ils laissent ces travailleurs dans cette situation», nous a déclaré Ali Laskri. Le deuxième homme du FFS appelle également les cadres du parti, la société civile, les organisations des droits de l’homme et les syndicats autonomes à se solidariser avec les greffiers et tous les mouvements sociaux. Pour sa part, Mostefa Bouchachi dénonce l’attitude des responsables du gouvernement qui ne se sentent pas inquiétés par la situation des travailleurs algériens : «Ces institutions ne sont pas responsables et l’Etat a laissé tomber sa mission essentielle et sa responsabilité qui est d’entrer en contact avec les syndicats et les travailleurs à travers un dialogue sérieux.» Une délégation de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (Laddh), présidée par Noureddine Benissad, a rendu également visite, samedi dernier, aux grévistes. L’organisation appelle aussi les pouvoirs publics à «faire preuve de responsabilité». «La Laddh exprime son inquiétude et sa vive préoccupation quant à la dégradation de leur état de santé», écrit l’organisation dans un communiqué rendu public. La Ligue évoque la nécessité de «privilégier le dialogue» pour trouver une solution aux conflits sociaux. Elle met en garde, dans ce sens, «contre les mesures d’intimidation et les approches sécuritaires» qu’adoptent souvent les autorités pour mater les mouvements sociaux.  
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El Watan - A la une — Pour ce chercheur, maître de conférences à l’université Paul-Valéry Montpellier III et spécialiste de la question des migrations, le ralentissement des investissements productifs dans l’industrie des pays d’Europe du Sud (à l’exclusion relative de l’Italie) est grandement responsable de la perte d’emploi des travailleurs maghrébins, très présents dans le secteur de l’automobile et de la sidérurgie. -Il est aujourd’hui établi que la crise économique dans laquelle s’enlise l’Europe depuis 2008 a eu de lourdes retombées sur les marchés de l’emploi pour les migrants. En tant que chercheur et spécialiste, pouvez-vous nous éclairer davantage ? La crise financière, avec les incidences économiques qu’on lui connaît, a certainement  accentué le caractère drastique des politiques migratoires de bon nombre d’Etats membres de l’Union européenne. Pour autant, on ne peut la considérer comme la seule cause de ces politiques restrictives, mais simplement comme un argument supplémentaire mis à leur service. Pourquoi ? Parce que la migration de travail a, globalement, été arrêtée en Europe depuis le milieu des années 1970 et que, depuis lors, la migration ne restait possible que si elle était liée au regroupement familial, aux études ou à l’asile. Se mettaient donc progressivement en place des dispositifs législatifs et réglementaires qui n’auront de cesse de réduire à peau de chagrin les possibilités de migrer et de s’installer légalement en Europe. L’aboutissement de cette logique a été ce que l’on a communément appelé la «forteresse Europe» appuyée sur l’accord de Schengen et sécrétant la tentation de «l’immigration zéro». La fin des années 1990 remettra en question cette conception en raison, notamment, de la prise de conscience par l’Europe de son déficit démographique. Dès lors, se mettent en place des politiques migratoires assises sur deux versants qu’actera, en 2008, le Pacte européen sur l’immigration et l’asile : d’une part, organiser l’immigration légale en tenant compte des priorités, des besoins et des capacités d’accueil et, d’autre part, lutter contre l’immigration irrégulière. Prioritairement, c’est le premier versant que la crise actuelle impacte le plus dans la mesure où, même dans le cas des accords dits de «gestion concertée des flux migratoires», le nombre de migrants accueillis légalement est revu à la baisse, voire tout simplement gelé. -En définitive, la crise a-t-elle eu un impact d’ordre économique sur la situation des migrants ? Oui, sans conteste, et l’exemple espagnol est là pour le rappeler. Mais elle ne peut être considérée comme la seule cause de la fermeture des frontières aux migrants, celle-ci étant depuis longtemps inscrite dans les agendas politiques des différents Etats européens. L’autre impact relève, lui, de l’ordre des représentations. Dans ce domaine, des études montrent la corrélation fausse et pourtant couramment établie entre montée du chômage et immigration. La raréfaction du travail est dès lors imputée, en partie sinon en totalité, à la présence des migrants. Il apparaît donc logique que les discours xénophobes trouvent davantage d’oreilles attentives et de bulletins de vote favorables en ces périodes de crise. C’est l’impact le plus dommageable, à court terme, pour les migrants et pour les différentes politiques menées en Europe. -Ne trouvez-vous pas que les craintes d’une récession économique dans certains pays de l’UE, jusque-là épargnés, ont davantage ravivé les inquiétudes face à la migration comparativement à la période d’avant-crise ? L’histoire européenne du XXe siècle nous enseigne que les périodes de crise ont toujours favorisé les crispations sociétales, les réflexes de renfermement, la montée des nationalismes ; bref, le repli sur soi. La peur de l’étranger, qui n’est pas, aujourd’hui propre à l’Europe, gagne toujours du terrain en période économiquement difficile. La représentation que se fait une société de l’étranger participe également à cette peur. Or, une échelle de valeur allant du «plus étranger» au «moins étranger» est toujours implicitement présente dans les représentations. A l’aune de cette échelle, tous les étrangers ne sont pas des migrants. Ou pour paraphraser un célèbre humoriste aujourd’hui disparu : «Il y a des étrangers plus étrangers que d’autres». Donc, pour être clair, les inquiétudes se manifestent en premier lieu à l’endroit des migrants en provenance du Sud. Et, une fois encore, ces inquiétudes ne sont pas nouvelles : elles étaient présentes avant la crise ; elles le resteront longtemps après la crise. En revanche, la crise a tendance à transformer les inquiétudes en politiques publiques. Cette circulaire, dont on a tant parlé en France, qui revient sur l’autorisation accordée aux étudiants étrangers d’occuper un premier emploi à l’issue de leur formation, relève de cette logique complètement étrangère à la «raison économique».   -En limitant leurs droits aux aides sociales, certains pays de l’UE, dont les économies ont été sévèrement fragilisées par la crise,  ne sont-ils pas en train de pousser les milliers de migrants qui ont perdu leur emploi et qui ne veulent pas rentrer au pays d’origine à se tourner vers l’économie souterraine ? Parmi les pays européens les plus fragiles aujourd’hui, la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, l’Irlande et, de plus en plus, la Grande-Bretagne sont confrontés à de sérieuses difficultés économiques. Si l’on reste dans le bassin méditerranéen, la situation de l’emploi est problématique dans l’ensemble des Etats européens. Elle est même dramatique pour certains d’entre eux. La perte d’emploi dans ces pays ne touche pas seulement les migrants même si, compte tenu de facteurs de qualification de travail, ils constituent les premières victimes. Si on considère le cas de l’Espagne, devenu dans les années 1990 pays d’immigration après avoir été longtemps pays d’émigration, le chômage touche 25% environ de la population active et les jeunes à 50%. Les étrangers en situation régulière résistent mieux, globalement, à la perte d’emploi que les migrants irréguliers dont bon nombre s’inscrivait déjà dans «l’économie de la débrouille» avec une protection sociale quasi nulle, sinon totalement inexistante. Globalement, la protection des travailleurs, nationaux comme étrangers, n’y est pas très développée. Elle est encore moins bien assurée en Grèce. Aujourd’hui, avec le chômage de masse qui sévit dans ces deux pays, cette protection apparaît pour ce qu’elle est : limitée sans être réservée aux seuls travailleurs nationaux, principe de non-discrimination entre travailleurs oblige. Quant à la protection sociale prodiguée par l’Etat et les collectivités territoriales, elle est délivrée sous condition de séjour régulier et de ressources. Les différences de traitement prennent ici leur source. Pour répondre plus précisément à votre question, ce ne sont pas seulement les migrants qui voient leurs droits sociaux limités, mais toute la population, ce qui donne la mesure de «l’économie de la débrouille» à laquelle des pans entiers de la population recourent. L’immigration des Espagnols et des Grecs fait partie aujourd’hui de cette stratégie de survie et on assiste à des départs de plus en plus significatifs de nationaux ainsi qu’à des retours «maîtrisés» vers le pays d’origine de parties de membres de familles de migrants. «L’économie souterraine» n’est néfaste que si elle a pour objectif et pour effet de saper les fondements même de «l’économie formelle» d’un pays lorsqu’elle-même peine à se réaliser et à s’imposer comme facteur de développement. Lorsqu’elle reste une «économie d’appoint», elle peut remplir un rôle social non négligeable. C’est ce rôle que cette forme «d’économie» joue, semble-t-il, dans certains des pays européens du Sud. -Y aurait-il des stratégies d’acteurs face à la crise, comme le retour au pays d’origine et la migration vers un autre pays ? Sur les retours au pays d’origine, peu de chiffres sont rendus publics. Quelques recherches universitaires, de dimension encore modeste, relèvent un certain nombre d’initiatives orientées vers le retour au pays dans le cadre de projets d’entreprenariat, mais ces retours s’inscrivent plutôt dans la migration circulaire et sont l’œuvre de binationaux souvent dotés d’un niveau de formation moyen ou moyen haut. Pour autant, ces initiatives ne relèvent pas tout à fait d’une construction diasporique à proprement parlé. Elles restent isolées et individuelles. On ne peut donc pas en tirer une tendance durable. Les départs vers d’autres pays, il en existe aussi. Là également, cela reste des stratégies individuelles développées par des acteurs plutôt bien formés. Cependant, le phénomène, qui touche autant les jeunes «Français de souche » que les jeunes « français issus de l’immigration », reste peu significatif pour en tirer une quelconque loi. -Nombre d’experts de l’OIM et de l’OIT s’accordent à dire que la situation d’emploi des travailleurs étrangers se serait détériorée plus rapidement que celles des nationaux et non-UE. La concentration élevée de travailleurs maghrébins - les plus touchés par le chômage - dans des secteurs à demande cyclique, comme la construction, le commerce de détail, l’hôtellerie et la restauration, y serait-elle pour quelque chose ? Il est difficile de répondre avec précision à cette question à l’échelle de l’Union européenne. Les chiffres disponibles ne permettent pas d’avoir le recul nécessaire. D’autant que les données statistiques peuvent être faussées par le critère de la nationalité en ce qui concerne les travailleurs maghrébins en raison de l’incidence de la binationalité. La situation des étrangers maghrébins est, depuis les années 1990, globalement moins avantageuse face à l’emploi tant pour des raisons «d’employabilité» souvent en rapport avec le vieillissement de cette catégorie de travailleurs, que pour des raisons de discrimination légale étant donné que l’accès à toute une série d’emplois reste fermé aux extracommunautaires. D’autres types de discriminations touchent également indifféremment les travailleurs maghrébins et leurs enfants, pour la plupart citoyens français. Ensuite, viennent les raisons que vous évoquez, notamment le secteur de la construction qui connaît des fortunes diverses selon les pays. Le commerce de détail et le commerce ambulant, fortement ethnicisés ces dernières décennies, continuent à drainer une main-d’œuvre assez significative, mais qui, intervenant rarement sous statut légal, n’apparaît pas nécessairement dans les statistiques officielles. L’hôtellerie et la restauration subissent peu les effets de la crise et drainent une main-d’œuvre jeune, elle aussi rétive aux statistiques, soit à raison de l’irrégularité du séjour, soit à raison d’une démarche volontaire de l’employeur. Par-dessus tout, c’est le ralentissement des investissements productifs dans l’industrie des pays d’Europe du Sud (à l’exclusion relative de l’Italie) qui est grandement responsable de la perte d’emploi des travailleurs maghrébins très présents dans le secteur de l’automobile et de la sidérurgie. -La Banque mondiale parle, quant à elle,  d’une décrue non négligeable des transferts de fonds de la communauté migrante nord-africaine d’Europe depuis ces trois dernières années. Serait-ce les contrecoups de la crise, de la dépréciation des devises ou des troubles politiques ayant secoué plusieurs pays de la région ? Le rapport auquel vous faites référence établit, en effet, plusieurs constats. Tout d’abord, il établit que l’envoi de fonds par les migrants, par un canal légal, a quadruplé en 10 ans passant à près de 40 milliards de dollars en 2010. Ces envois se répartissent de façon quasi égale entre l’Afrique subsaharienne et l’Afrique du Nord, soit respectivement 21,5 milliards et 18,2 milliards. Rapportés au PIB moyen pour chacun de ces deux sous-ensembles régionaux, ces fonds représentent 3,7% du PIB de l’Afrique subsaharienne et 3,3% de l’Afrique du Nord. Dans les deux cas, ces envois de fonds sont largement supérieurs à l’aide officielle reçue. Les deux pays d’Afrique du Nord qui bénéficient le plus de ces envois sont l’Egypte, puis le Maroc qui, à eux deux, reçoivent les trois quarts des envois. Viennent ensuite l’Algérie et la Tunisie qui se partagent le un quart restant, soit environ 4,5 milliards de dollars. Plusieurs observations s’imposent. La fiabilité de ces données reste relative en raison de la difficulté liée aux instruments de mesurage des flux des envois, donc à la connaissance précise des circuits qu’empruntent ces transferts de fonds. Seul le volume d’envoi par des circuits légaux est mesurable plus ou moins, précisément lorsque les données fournies par les pays intéressés sont fiables. Or, les transferts de fonds empruntent aussi des circuits informels dont on peine à mesurer l’importance. Les transferts peuvent aussi se faire de manière indirecte sous forme de biens de consommation ou de petit équipement. Ces quelques éléments parmi d’autres relativisent d’autant les chiffres de la Banque mondiale qui ne prennent en compte que le transfert direct et par voie légale. Pour revenir à votre question, la baisse  des volumes des transferts de fonds vers les pays d’Afrique du Nord et les raisons de cette baisse, il convient d’abord de rappeler que cette baisse relative concerne aussi bien l’Afrique du Nord que l’Afrique subsaharienne. Mais il est vrai que la baisse est plus importante en Afrique du Nord où les flux ont chuté de 11,1% en 2009 pour amorcer une légère hausse en 2010. L’Egypte a accusé une chute de 18% et le Maroc une baisse de 9%. -Comment expliquer cette baisse plus importante que celle enregistrée par l’Afrique  subsaharienne ? Si on considère les régions d’immigration des uns et des autres, on observe que les migrants d’Afrique du Nord sont implantés, pour l’essentiel, en Europe occidentale, d’où proviennent 54% des fonds et aux pays du Golfe, d’où proviennent 27% des fonds. Leur implantation aux Etats-Unis reste modeste et ne génère que 5% des fonds transférés. On remarque, contrairement à l’Afrique subsaharienne, une absence de diversification des sources des transferts avec une dépendance importante par rapport à l’Europe. Or, cette région traverse la crise financière que nous connaissons, ce qui n’est pas sans conséquence sur la capacité d’épargne des migrants et donc sur les envois de fonds qu’ils réalisent.
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El Watan - A la une — 73 chirurgiens-dentistes sont en fonction dans les unités de soins couvrant une population scolaire de près de 210 000 élèves. Les caries dentaires viennent en tête des pathologies les plus fréquentes détectées chez les élèves scolarisés à Tizi Ouzou. Selon un bilan de la direction de la santé présenté lors de la 4e journée nationale de médecine dentaire, qui s’est tenue la semaine dernière au CHU Nedir Mohamed, 74% des élèves examinés dans les unités de dépistage et de suivi (UDS), durant l’année scolaire 2010-2011, présentent au moins une dent permanente cariée non soignée, soit deux enfants sur trois. «La carie dentaire est  un problème de santé publique. Le programme national de santé bucco-dentaire visant à réduire la prévalence de ces affections à 20 % n’a pas été  atteint dans la wilaya de  Tizi Ouzou», a relevé Dr Madiou, chef de service prévention à la DSP. Selon lui, le manque d’équipements de soins dans les UDS (certaines ne sont pas fonctionnelles), les grèves à répétition dans les secteurs de l’éducation et de la santé ainsi que le refus des parents de ramener leurs enfants aux consultations sont parmi les contraintes ayant freiné la mise en œuvre de ce  programme  au niveau local. «La population en milieu scolaire représente quelque  208068 élèves. L’action sanitaire est plus que nécessaire car ce regroupement favorise la transmission de certaines maladies invalidantes et coûteuses. La wilaya compte 40 UDS réparties sur 32 communes. Elles disposent de 61 médecins, 73 chirurgiens dentistes, 43 psychologues et 25 paramédicaux. Onze nouvelles  unités viendront renforcer ces structures à l’horizon 2013-2014 en plus de 60 postes budgétaires pour le recrutement de dentistes. Nous essayons de maintenir ces UDS ouvertes pendant les vacances scolaires mais cela n’est pas toujours facile. Notre objectif est d’arriver à couvrir les 67 communes de la wilaya», a ajouté le conférencier. De son côté, Dr Chehrit du CHU de Tizi Ouzou a plaidé pour la création d’un corps paramédical et d’éducateurs en hygiène dentaire qui sera déployé au niveau de toutes les écoles. «Il y a 10 000 dentistes en Algérie répartis inégalement pour 35 millions d’habitants ; c’est insuffisant. L’Etat dépense des sommes faramineuses pour les soins dentaires. La sensibilisation sur les conséquences des pathologies dentaires sur la santé est une action à mener  continuellement», dira t-il. «Il faut inculquer aux élèves un brossage dentaire correct au moins deux fois par jour», insiste, pour sa part, Dr Bouchouchi, cadre au ministère de la Santé et de la population. Dr Amiche de l’INSP d’Alger rappellera dans son exposé les grandes lignes du  programme national de santé bucco-dentaire en milieu scolaire dont l’objectif, précise t-il, est de réduire la prévalence carieuse à 25 % en 5 ans. Développant un autre aspect, Dr K.Messahli, médecin légiste au CHU de Blida s’est intéressé à la responsabilité médicale, déontologique et juridique dans la médecine dentaire : «Nous enregistrons une recrudescence de plaintes devant les tribunaux de la part de patients non satisfaits ou victimes d’erreurs médicales. Des poursuites judiciaires qui entravent, parfois douloureusement, des carrières. Des malaises peuvent survenir dans un cabinet dentaire ; quoiqu’il en soit, le dentiste doit présenter ce qu’il y a de mieux et de récent pour les malades». Les autres thèmes abordés lors de cette rencontre scientifique ont trait à la prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS) en chirurgie dentaire, l’inclusion canine, la perte précoce des dents de lait et les affections touchant les gencives.                                     
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El Watan - A la une — La délinquance sous toutes ses formes fait rage dans la ville, surtout au quartier commercial Dubaï, où se commettent presque tous les jours crimes et délits. La délinquance sous toutes ses formes, ainsi que de nouvelles mœurs, qui étaient étrangères à la ville d’El Eulma il y a à peine quelques années, semblent s’inscrire avec force, notamment ces derniers temps, dans les traditions reconnues de la ville, au grand désarroi d’une population qui ne sait plus quoi faire pour se préserver et préserver ses biens. Agressions quasi quotidiennes à l’encontre des visiteurs du quartier commercial Dubaï, vols à l’arraché, vols par effraction, rixes et meurtres sont devenus monnaie courante et ne surprennent plus personnes en dépit des drames qu’ils provoquent, lesquels ont endeuillé ces derniers temps un grand nombre de familles. Des bandes d’un genre nouveau vous laissent perplexes devant tant de témérité en activant au grand jour en différents endroits de la ville, notamment à Souk N’sa,  la cité Bellaâla, le fief de tous les bijoutiers de la ville, ou encore à Dubaï. Faisant fi de tout, ces énergumènes opèrent toujours en groupes pour parvenir à leur fin. Ils commettent leurs méfaits et s’évaporent dans la nature laissant toujours des victimes dans le désarroi. Ces derniers mois, c’est une nouvelle race de brigands qui s’est carrément installée dans la ville en poussant d’un cran leurs méfaits en faisant cette fois usage d’armes et autres moyens de dissuasion pour commettre leurs délits. L’on se rappelle cette bande de poseurs de bombes au mois de mars dernier qui a semé la terreur parmi la population en faisant plusieurs victimes avant d’être démantelée après une enquête minutieuse des services de sécurité. En début de semaine, c’est une autre bande composée de cinq individus, tous originaires de la ville d’El Eulma, qui écumaient l’autoroute Est-Ouest en se faisant passer pour des policiers; portant des uniformes et munis d’armes, ils dressaient des faux barrages à l’entrée de la ville au niveau de la bretelle de la cité Boukhabla, en arrêtant des automobilistes parmi lesquels des commerçants qui viennent au quartier Dubaï. Des dizaines d’entre eux ont été dépouillés de leur argent sous la menace; le dernier d’une longue liste de ces victimes est un commerçant de Aïn M’lila qui, non seulement a été délesté de la somme de 220 millions de centimes, mais sauvagement agressé et abandonné dans la nature. Heureusement ces malfaiteurs ne séviront plus; ils ont été appréhendés par les éléments de la sûreté de daïra d’El Eulma, après leur identification suite aux nombreuses plaintes des victimes. L’on apprend que le chef de bande dont l’âge avoisine la soixantaine, serait impliqué dans plusieurs autres affaires, entre autres, le trafic de devises dans l’affaire des 20 000 euros qui avait, l’on s’en souvient, défrayé la chronique en 2003. Ce malfrat, qui faisait le transit illégal de la monnaie étrangère, avait fait un coup fourré à ses complices en incendiant son véhicule, leur faisant croire qu’il a été agressé en cours de route et délesté du montant total qu’il devait faire passer en Tunisie. Ce sinistre individu nous dit-on, roulait sur l’or jusqu’à son interpellation. Présentés devant le parquet les 5 malfaiteurs ont été écroués                           
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El Watan - A la une — L’économie souterraine n’est pas de nature à favoriser l’émergence des normes de bonne gouvernance auprès des entreprises», a estimé hier Réda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprises (FCE). «Comment faire pour imposer des normes de comportement et des structurations du fonctionnement de l’entreprise dans un environnement où nous avons une économie informelle qui a tendance à s’élargir sans cesse ?», s’est interrogé M. Hamiani qui intervenait lors de la 11e édition du symposium international, organisé par MDI Business School à Alger, intitulé «Rénover la gouvernance des entreprises et des administrations économiques. Quels challenges pour l’Algérie ?» L’économie informelle représente 40% du PIB de l’Algérie, ce qui inquiète au plus haut point les responsables gouvernementaux ainsi que les opérateurs nationaux et autres experts. Pour l’orateur, l’enjeu de la gouvernance exige dans le contexte actuel que «soit substituée la force du droit à la force des personnes dans les institutions de gouvernance d’entreprises comme dans celles de gouvernance publique». Soutenant que «la pratique d’une bonne gouvernance ne pouvant être que globale», le président du FCE affirme que «si elle est un impératif pour l’entreprise, elle l’est autant pour l’administration qui doit, elle aussi, faire sa mue». Si l’environnement juridique de l’économie algérienne a évolué, selon le patron du FCE, dans «le bon sens», il n’en reste pas moins que «beaucoup reste à faire pour mettre en adéquation ces avancées avec les pratiques quotidiennes qui entravent trop lourdement les initiatives». Pour lui, ça urge et il est temps de mettre de l’ordre dans la sphère économique. «Nous comprenons aisément que des raisons objectives peuvent être à la base de la persistance de ces difficultés ; nous ne pouvons toutefois manquer de dire dans le même temps qu’il est urgent d’y remédier», insiste M. Hamiani. Ce dernier note que «la réduction, sinon l’élimination de tous les dysfonctionnements administratifs et des pratiques bureaucratiques ainsi que les lenteurs et les surcoûts qu’ils génèrent, est déterminante pour le succès de ces entreprises». D’après lui, l’entreprise algérienne, notamment privée, a «progressé». Mais ceci reste insuffisant. Les chefs d’entreprise, dit-il, «sont conscients qu’il est vital de faire évoluer progressivement notre modèle de gouvernance, qui conserve encore des archaïsmes, vers un modèle fondé sur la norme, la compétence, la transparence, la responsabilité et la création de valeurs». Les travaux du symposium se poursuivront aujourd’hui avec la programmation de deux panels qui réuniront des experts algériens et étrangers ainsi que des chefs d’entreprise.  
Elwatan